Ardbeg Galileo 46%

Ce soir, place à un nouvel Ardbeg qui a fait couler beaucoup d’encre… Distillé en 1999 et mis en bouteille en 2012. Le coeur d’Ardbeg Galileo est vieilli en fûts de Marsala qui apportent une dimension plus fruitée au plus tourbé des single malts d’Islay.

Couleur : Or profond aux teintes verdâtres.

Nez : Le premier nez est tourbé et herbacé (plantes aromatiques). Des notes carnées se dégagent rapidement (cuir, barbecue, grillé). Quelques notes fruitées apparaissent (prunes, fruits macérés, eau de vie de fruits). L’iode prend de l’ampleur par la suite et la tourbe se fait sucrée (sucre roux caramélisant), cacao grillé. La fumée se dégage de manière constante et en douceur. L’ajout d’un trait d’eau amplifie la fumée du charbon de bois, le feu de cheminée, la suie, le poivre noir, le carné (cuir).

Bouche : Assez doux, richement et finement tourbé. Les agrumes (orange en particulier) sont confits (presque liquoreux). Se développent ensuite sur des épices chaudes (poivre, gingembre) et sur le bois grillé et fumé. Avec un trait d’eau, plus de fruits, pour terminer sur des notes cendrées et fumées.

Finale : Plus cendré, charbon de bois, fumé, épicé et iodé. Avec un trait d’eau, la tourbe se fait plus amère, cendrée et carbonisée.

Remarques : Quantités extrêmement limitées pour ce nouvel embouteillage d’Ardbeg Galileo. Cet Ardbeg célèbre leur première expérience dans l’espace (une expérience avec des molécules d’Ardbeg et des morceaux de fûts…) Ils vous l’expliqueront mieux que moi… (Attention : stock très limité !)

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Ardbeg Galileo

Ardbeg Galileo

Glenmorangie Artein, Private Edition, 46%

Ce Glenmorangie Artein fût plébiscité lors de nos soirées dégustations il y a quelque temps. Une série limitée à ne pas manquer !

Couleur : Ambré aux teintes rosâtres.

Glenmorangie Artein

Glenmorangie Artein

Nez : Le premier nez est fruité (pomme mûre caramélisée, fruits rouges, cassis). Des notes mentholées apportent une certaine fraîcheur originale. Le nez est assez boisé, ce qui apporte un profil olfactif plus sec et épicé (grillé). Dense. Le nez se fait plus sec (raisins secs) à l’aération et plus boisé (légèrement tannique). L’ajout d’un trait d’eau renforce le boisé (aux nuances presque fumées).

Bouche : L’attaque en bouche est douce. L’influence des fûts de chêne se laisse apparaître grâce aux tannins du bois (quelque peu vineux). Richement fruité (raisins secs, abricots secs), sec et tannique. Des notes de cuir apparaissent également. Le réglisse aussi fait son entrée. L’influence d’un vieillissement en fût de vin est remarquée (à la manière d’un vieillissement en fûts de sherry d’ailleurs) mais ne domine pas pour autant le malt. L’ajout d’un trait d’eau délie les parfums. Très fruité (fruits rouges essentiellement, agrumes), avec quelques fines notes de cuir et de tannins toujours.

Finale : Tannique et vineux, mais sans excès et surtout sans astringence comme on peut le voir trop souvent.

Remarques : Ce troisième « Private Edition » est un assemblage de Glenmorangie de 15 ans d’âge (12 ans en fûts de Bourbon puis 3 ans en fûts de Sassicaia de Toscane) et de 21 ans d’âge (14 ans en fûts de Bourbon puis 7 ans en fût de Sassicaia de Toscane). Une réussite en matière d’affinage.

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Old Pulteney Flotilla 2000 46,4%

Ce soir, place à un nouvel Old Pulteney, lancé à l’occasion des Tonnerres de Brest 2012. La distillerie d’Old Pulteney se situe sur la côte nord-est de l’Écosse. C’est d’ailleurs la distillerie la plus au Nord sur le continent écossais.

Couleur : Or pâle.

Old Pulteney Flotilla 2000

Old Pulteney Flotilla 2000

Nez : Le premier nez est malté. Il se développe rapidement sur le floral et l’herbacé (citronnelle). Une fraîcheur mentholée et de chlorophylle se dégagent avec de fines notes d’iode. La mer est au calme plat. Quelques notes sucrées sur la vanille se développent à l’aération. De la même manière, l’iode se fait plus présente et s’accompagne d’une pointe d’épices (poivre).

Bouche : D’abord sucré sur l’orge maltée et la vanille des fûts de chêne américains. Les fruits sont juteux et mûrs (pomme, poire, agrumes), puis une vague d’iode prend place pour une évolution plus sèche et épicée jusque dans le final.

Finale : Iodé et légèrement piquant, salé, fruits exotiques, puis finalement quelques notes de noisettes et de noix apportent une légère amertume.

Remarques : Ce nouvel Old Pulteney est un 12 ans d’âge qui est entièrement vieilli en fûts de chêne américain. C’est un whisky léger, frais, marin qui accompagnera parfaitement les fruits de mer.

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Mortlach 1995 17 ans 49,1% par A. Dewar Rattray

Poursuivons notre découverte de la gamme A.D. Rattray avec ce Mortlach single cask et brut de fût, âgé de 17 ans.

Couleur : Or.

Nez : Le premier nez est d’une texture crémeuse sur la vanille. Les fruits sont mûrs (banane) et secs (abricots), et les épices sont chaleureuses (muscade, cannelle, poivre). L’aération apporte en plus des notes de citron, de citron vert et de citronnelle sur un fond malté avec une pointe fumée. Sur le réglisse et le caramel pour la gourmandise. L’ajout d’un trait d’eau confirme le fumé.

Bouche : D’abord douce sur la vanille, crémeuse. Puis gagne en intensité sur le malt, les agrumes (citron en particulier) et les épices chaudes. Des fruits à coque se développent avec un boisé maîtrisé. L’ajout d’un trait d’eau apporte un peu plus d’amertume sur l’écorce de citron en particulier. Plus fumé et poivré.

Finale : Une pointe fumée clôture ce malt classique du Speyside, avec des notes de vieux bois et de noix, sec.

Remarques : Mortlach est une distillerie emblématique du Speyside puisqu’elle se trouve à Dufftown, capitale de cette région. Cette version, sélectionnée par la maison A.D. Rattray, se montre au naturel, sans l’influence des fûts de sherry chers à cette distillerie.

Accès à la fiche article du Mortlach.

MORTLACH 1995 A.D. Rattray

MORTLACH 1995 A.D. Rattray

Laphroaig 1998 13 ans 59% par A.Dewar Rattray

Après quelques semaines voire quelques mois d’absence (suite à des problèmes techniques… olfactifs…), nous profitons de nos nouvelles importations pour relancer le blog. C’est un Laphroaig sélectionné par la maison A.D. Rattray qui est à l’honneur ce soir. Une exclusivité disponible uniquement sur notre nouveau site internet www.whisky-rhum.com !

Couleur : Or.

Nez : Le premier nez est très tourbé, fumé, iodé et poivré. L’aspect carné est très présent avec ces notes de cuir, ce côté animal typique. Des notes d’herbes et de plantes se développent (algues, gentiane, bruyère). Des notes médicamenteuses (eucalyptus) typique du Laphroaig sont également présentes. Le nez évolue sur des notes de cendres chaudes, de charbon de bois, de barbecue, de poivre moulu. Franc ! L’ajout d’un trait d’eau renforce le fumé, le poivre, la suie, le charbon de bois, les herbes aromatiques.

Bouche : Il fallait s’y attendre : infiniment tourbé, fumé, iodé et poivré. En effet, on y retrouve les parfums du nez en bouche. Un Laphroaig sans demi-mesure, pour le plus grand plaisir des amateurs. La bouche est robuste, nette et précise. Le fruit y est exotique (ananas, litchi, agrumes). Les cendres sont chaleureuses, et le poivre l’est également. Plus sucré sur les fruits exotiques, même juteux, les agrumes, avec cette constante fumée de tourbe sous-jacente, avec un trait d’eau.

Finale : Très longue sur la fumée de tourbe, le poivre et les cendres.

Remarques : La distillerie Laphroaig produit un des single malts les plus tourbés de l’île d’Islay. Cette sélection de la maison A.D. Rattray, vieillie dans un seul fût de bourbon le démontre bien. Très tourbé et fumé, pour le plus grand plaisir des amateurs de sensations fortes.

Accès à la fiche article du Laphroaig. Nous vous rappelons que la livraison pour ce whisky vous est offerte en Colissimo (valable en France métropolitaine uniquement).

Laphroaig

LAPHROAIG 1998 A.D. Rattray

Balblair 38 ans 44%

Après un Speyside et un Islay, ce soir ça sera une dégustation d’un whisky des Highlands : Balblair. Et pas n’importe lequel puisque celui-ci est un 38 ans d’âge vieilli dans des fûts de sherry de second remplissage. Il a été distillé en 1966 et mis en bouteille en 2004. Ce whisky fut dégusté le 14 novembre 2005, en même temps que le Glenrothes 25 ans d’âge décrit ci-dessous. Un autre grand moment de dégustation ! Bouteille numéro 2827.

Couleur : ambré, orangé.

Nez : On respire l’air frais ! Les notes de sherry sont assez présentes. Se développent des notes fruitées (orange, raisins secs). Un aspect pâtissier prend place avec des notes de pâte d’amandes. Très riche et plaisant. L’ajout d’un trait d’eau apporte beaucoup de fraîcheur avec notamment des notes légèrement herbacées (bruyère, parfums de fleurs). Le miel se développe, ainsi que des notes plus boisées. Les agrumes, toujours (orange, écorce d’orange).

Bouche : En parlant de l’orange, la voila qui prend place en bouche de manière précise, avec les raisins secs et les notes des fûts de sherry. Des épices douces se développent, avec du miel qui apporte une grande douceur. Avec de l’eau, le whisky devient plus crémeux et le miel prend alors la première place.

Finale : Tout en douceur sur le miel et les épices douces, crémeux, et long en bouche.

Remarques : Un Balblair riche et d’une grande maturité. Bien différent des jeunes Balblairs iodés que l’on connait actuellement.

Laphroaig 16 ans 52,5% (Douglas Laing pour « The Whisky Shop »)

Avec un peu de retard (mais je pense que cela aura valu la peine d’attendre), voici un des grands moments de dégustations de l’année 2005, puisque nous retournons précisément au 31 juillet 2005 pour une dégustation d’un Laphroaig sélectionné par la maison où j’ai tout appris : The Whisky Shop (une boutique de whisky incontournable si jamais vous êtes en Ecosse). Ce whisky a été distillé en avril 1988 et mis en bouteille en novembre 2004, pour donner 614 bouteilles. C’est en quelque sorte la première fois que le mot « sélection » prenait tout son sens…

Couleur : Brillant, or profond.

Nez : Fumé, très fumé ! Boisé, notamment sur le pin, parquet ciré. Le côté marin se développe avec puissance, en particulier avec les algues et l’iode. Très intense. L’ajout d’un trait d’eau rend le fumé encore plus présent, avec des notes de charbon de bois et de suie.

Bouche : Deux extrêmes prennent place. D’un côté nous avons des épices douces / sucrées. De l’autre côté nous avons l’amertume du charbon de bois. Et chacun tente de dominer avec une puissance incontrôlable. L’attaque en bouche est un raz-de-marée. Le fruité est malgré tout présent avec en particulier des notes citronnées.

Finale : Très longue et puissante, sur l’iode, la tourbe et le fumée.

Remarques : Un des whiskies les plus puissants et impressionnants que j’ai goûté, en tout cas à cette époque. Et quand on est un débutant de 25 ans, cela marque ! « The Whisky Shop » avait également sélectionné un Laphroaig de 17 ans juste avant cet embouteillage, qui est encore plus exceptionnel. En quelques jours l’ensemble des bouteilles étaient vendues. Cela fait partie des embouteillages légendaires. Personne ne l’a goûté, ni même n’en a entendu parler. La dégustation de ce whisky sera pour plus tard…

Laphroaig 16 ans The Whisky Shop

Laphroaig 16 ans The Whisky Shop

Tobermory 10 ans 46,3%

Tobermory est le whisky non-tourbé de l’Ile de Mull, par opposition au plus connu Ledaig qui lui est tourbé. Les deux whiskies sont en effet produits au sein de la même distillerie. Tobermory a récemment attiré l’attention des amateurs sur le fait que ce whisky est désormais mis en bouteille à 46,3% sans filtration au lieu de 40%. Un pas longtemps attendu !

Couleur : Or.

Tobermory 10 ans

Tobermory 10 ans

Nez : Herbacé, un léger fruité sur les agrumes (citron en particulier, et écorce de citron), citronnelle, une pointe fumée au nez, voir cendrée (charbon de bois), et poivré. Beaucoup de fraîcheur au nez, sur l’herbe mouillée, avec un parfum irrésistiblement marin et côtier.

Bouche : Très douce, sur le citron toujours et son zeste, avec la douceur de la pâte d’amandes. Maltée.

Finale : Poivrée, sèche, avec une pointe fumée. Longue et épicée, sur le bois. Retour final sur l’herbe mouillée.

Remarques : Une bonne introduction aux whiskies des îles écossaises. Un whisky léger pour l’apéritif.

Ardbeg Alligator 51,2%

Alligator est le nom donné au niveau maximum de carbonisation intérieure des fûts de chêne (niveau 4 : « charred alligator ») qui prend l’apparence d’une peau d’alligator. Cet Ardbeg est donc vieilli dans des fûts de chêne américain neufs « charred alligator » et dans des fûts de bourbon.

Couleur : Or.

Nez : Tourbé de manière originale, ou plutôt de manière primaire dans le sens d’une

Ardbeg Alligator

Ardbeg Alligator

tourbe « enracinée ». Se développe sur un profil herbacé et médicinal (plantes médicinales, eucalyptus, réglisse). La tourbe ressemble de plus en plus à celle que l’on retrouve dans le profil de certains cigares. L’amertume du cacao et du café noir prend place.

L’ajout d’un trait d’eau apporte un aspect carné et fumé (bacon grillé) tout en restant d’une grande fraîcheur maritime.

Bouche : Douce (« tout est relatif »)… tourbée et fumée, sur le charbon de bois, la suie, puis devient plus sèche et épicée (poivre noir) avec ce style résineux typique d’Ardbeg.

Finale : Tourbée et cendrée et iodée et boisée…

Remarques : Une série très limitée à ne pas manquer si vous êtes un « Ardbeg fan ».

Bruichladdich « The Laddie Ten » 46%

Ce soir nous dégusterons un whisky longuement attendu par les fans de la distillerie d’Islay Bruichladdich. Jim McEwan (Maître distillateur) nous a souvent surpris par des embouteillages hors-normes comme Octomore, Port Charlotte ou encore des Bruichladdich vieillis dans des fûts de vin, de rhum etc. Mais qu’en est-il du « Laddie Ten »?

Couleur : Or brillant.

Nez : L’influence de fûts de bourbon de haute qualité apporte des notes vanillées et légèrement boisées. Le fruité prend place avec du citron et des fruits exotiques en général. L’orge maltée nous ramène dans la salle de maltage tant son parfum est présent. Le caractère marin et iodé ne se fait pas attendre et apporte même des notes de cuir. Une fraîcheur herbacée se développe par la suite.

Bouche : L’attaque porte sur les fruits et les agrumes (citron). Puis le caractère marin tapisse le palais avec une sensation quasi-pétillante, sur le salé et le poivré. La vanille du nez réapparaît avec un soupçon de caramel.

Finale : Sèche et satisfaisante. Évolue des notes citronnées vers des notes plus cendrées et marines, pour finalement se poser sur des arômes de café au lait et de noix.

Remarques : Un whisky incontournable puisqu’il s’agit du tout premier 10 ans d’âge de la distillerie depuis sa réouverture en l’an 2001. Un Bruichladdich au naturel, sans tourbe ni affinage particulier, enfin !

Bruichladdich "The Laddie Ten"
Bruichladdich « The Laddie Ten »